514-883-1801

 

Résumé de lecture et étude de cas créé dans le cadre du cours Enjeux contemporains de communication et système international

INTRODUCTION        2

RÉSUMÉ DE LECTURE        3

ÉTUDE DE CAS        5

Source importante dans l’étude de cas.        6

Enjeux        6

Variables d’analyse        8

Mesurer la présence.        9

Raisons du retards        10

Complexité        11

Une journée dans la vie d’un diplomate        12

CONCLUSION        12

BIBLIOGRAPHIE        13

INTRODUCTION

Les communications internationales ont énormément évoluées depuis l’invention du télégraphe et les flux d’informations se distribuent de plus en plus rapidement depuis la venue d’internet. Certaines personnes se sont appropriées cette nouvelle doctrine plus facilement que d’autres et les conséquences de cette adaptation sont grandioses. Leur appropriation est susceptible d’affecter d’autres individus partout dans le monde grâce à ce système de communication transnational. La diplomatie numérique traite principalement de l’influence des diplomates sur les sociétés civiles du monde entier à travers l’utilisation du numérique. Afin de bien comprendre l’historique et les enjeux contemporains de cette nouvelle doctrine, un résumé de lecture du texte de Gomart[1] sera présentée. Suite à la compréhension de ce nouveau terme, de nombreuses lectures à ce sujet et une expérience avec un diplomate Canadien, il est apparu clair que les employés de l’état maintiennent un retard notable sur le plan du numérique. L’élaboration des causes et des conséquences de ce retard seront expliqués en fonction d’éléments de plusieurs variables. En conclusion, des solutions seront apportées en comparaisons à d’autres pays à l’étude.

RÉSUMÉ DE LECTURE

Le terme « diplomatie » apparaît dans le langage courant, à la fin du XVIIIe siècle, pour désigner une mission au service de l’État.  Selon la définition du dictionnaire Larousse, la diplomatie est la partie de la politique qui concerne les relations entre les États. la représentation des intérêts d’un gouvernement à l’étranger, l’administration des affaires internationales, la direction et l’exécution des négociations entre États.[2] Les objectifs principaux de la diplomatique sont  de promouvoir l’identité et les intérêts de l’État sur la scène internationale, informer ses autorités, négocier, interagir avec la société civile et notamment les leaders d’opinion de son pays de résidence, protéger ses ressources, etc. [3].

Selon Thomas Gomart, l’activité diplomatique serait destinée uniquement à la société politique sans être divulguée à la société civile. La privacité du discours diplomatique est devenu impossible à contrôler dès la propagation des technologies de l’information[4]. Au début du siècle, la diplomatie avait l’interprétation stricte d’être les communications entre un gouvernement d’un pays et le gouvernement d’un autre. La communication entre le gouvernement d’un pays et la population d’un autre pays était interdite au début du 20ème siècle.  La création en 1865 de l’Union internationale des télécommunications pour réguler le développement de l’utilisation du télégraphe marque un bouleversement des communications diplomatiques. La radio et la poste sont représentaient aussi des moyens permettant aux informations de circuler librement en dehors des limites de l’état.  L’arrivée d’internet ne marque donc pas la naissance des enjeux politiques, économiques et culturels liés à la communication internationale mais permet la création de cette nouvelle doctrine en politique étrangère; la diplomatie numérique. Selon le Foreign & Commonwealth Office, la diplomatie numérique correspond à la continuation de la diplomatie traditionnelle par l’utilisation d’internet. : elle consiste à résoudre des problèmes internationaux en utilisant Internet.  

Malgré qu’internet ne marque pas le début de la mondialisation des communications, son utilisation apporte une série de débats, de questionnements ainsi qu’un nombre infini de défis qui devront être soulevés par les acteurs étatiques et leurs représentants. Selon Gomart, l’avènement d’internet a su créer un inconfort chez les diplomates qui sont restés indifférents dans les débuts d’internet.  Ils ne voyaient pas très bien l’impact que les médias numériques pouvaient avoir sur les relations internationals. Certains ont pu tirer leurs épingles du jeux en devenant des influenceurs officiels pour leur pays puisqu’ils ont intégré rapidement les méthodes modernes de communications. Ces influenceurs avaient le pouvoir de partager leurs avis professionnels et personnelles aux sociétés politiques et civiles en un seul clic.  Deux bons exemples d’influenceurs diplomates sont le ministre des affaires étrangères de Suède, Carl Bildt et l’ambassadeur des États- Unis en Russie, Michael McFaul. Leur position d’influenceur numérique leur offre une position idéale pour diffuser les valeurs, la culture et le pouvoir politique de leur pays respectifs.

Le cyberespace ou espace transnational, devient un nouvel espace à coloniser.  Ce territoire neutre fait naître un nouveau concept de “souveraineté numérique” et nous “conduit à la notion de cyberguerre”[5].  Comme le mentionne Samuel Huntington dans sa thèse du “choc des civilisation”[6] en 1996, le plus grand danger de la globalisation de l’information réside dans les conflits causées par les différences culturelles mise en contact sur la toile. Pour revenir au propos de Gomar, la présence des acteurs étatiques et des diplomates sur internet permettrait ainsi d’interagir et d’influencer avec la société civile et d’agir directement sur les politiques étrangères. Comprendre l’importance de l’utilisation des outils numériques correspond au premier pas vers l’atteinte des objectifs diplomatiques énumérés plus haut.  Il est maintenant primordiale de se pencher sur la pratique de cette diplomatie moderne afin d’en voir les résultats concrets.

Selon l’auteur, la diplomatie numérique est souvent présentée comme un avatar de la diplomatie publique, c’est-à-dire comme un moyen d’entrer directement en contact avec les sociétés civiles en utilisant les réseaux sociaux afin de mettre en œuvre des stratégies d’influence. D’après le programme mis en place par Hillary Clinton en 2009, les outils numériques permettent une relation de réciprocités entre les états et la population[7].

Maintenant que tous les états, les cultures, les langues, les niveaux sociétaux sont représentés dans ce nouvelle espace, la capacité de vivre ensemble dans ce “global village” fait surgir un besoin de réglementations, de souverainetés. Bien que le cyberespace ne soit pas un état puisqu’il ne détient pas, entre autres,  de population permanente ni de territoire déterminé, il est nécessaire pour les autres états de s’entendre sur une réglementation conséquence aux caractéristiques de ce nouvel espace. Dans ce monde ou normes et valeurs s’affrontent, l’entente est difficilement atteignable. La gouvernance d’internet est construite selon deux idées contradictoires. D’un côté, nous avons une vision plus américanisée de la gouvernance dans lequel des principes d’égalités et de libertés sont représentés. L’inventeur du Web,  Tim Berners-Lee explique cette notion en donnant l’exemple d’une application du web identique d’un pays à un autre. Le forum sur la gouvernance d’internet représente un autre exemple de cette neutralité d’internet car les principales conclusions sont décidées équitablement entre acteurs étatiques et non-étatiques. D’un autre côté, certains pays tels que la Chine et la Russie promeuvent le retour de la gouvernance par les États. Ils prévoient remettre l’Union internationale des télécommunications, un organisme datant de 1965,  au centre des discussions concernant la gouvernance.

Bien que l’anglais soit, selon nous la langue d’internet, le chinois remporte la bataille sur internet grâce à son nombre trop important d’utilisateurs. Les russes, les turques et l’Arabie Saoudite tentent aussi, grâce à des techniques différentes d’appuyer la Chine dans l’objectif de réduire la liberté du web. L’Europe ne sait pas de quel côté pencher car les enjeux sont importants quel que soit leur décision et la France, bien qu’ayant un penchant pour la gouvernance multi-acteur, tarde à mettre en place les mesures appropriées. Dans un monde intouchable ou liberté et innovation confrontent souveraineté et gouvernance, des débats économiques et politiques prennent place et menace d’influencer le cours de l’histoire. Il est donc primordiale pour tous, acteurs étatiques ou non, de se tenir droit et fort sur cette nouvelle espace public sans quoi notre opinion ne sera pas considéré.

ÉTUDE DE CAS

L’étude de ce recueil démontre l’importance d’avoir une voix afin de pouvoir voter dans ce nouveau territoire transnational. Suite à l’explication de la thématique, à la compréhension des enjeux reliés à la diplomatie numérique et à plusieurs recherches effectuées sur le positionnement des pays dans ce débat moderne, il m’est apparu clair que le Canada n’est pas du tout entendu sur ce plan et que le retard pourrait nuir à la puissance de notre pays.

Source importante dans l’étude de cas.

Afin de brosser un portait de la situation à étudier et dans l’objectif de poser le bon diagnostic; j’appuierai principalement mes propos sur le texte rédigé par Roland Paris: The digital Diplomacy Revolution: Why is Canada Lagging being?[8]. Ce texte préparé pour l’institut Canadien des affaires internationales présente d’abord une comparaison entre le Canada et les leaders mondiaux en terme de diplomatie numérique. Les statistiques présentées démontrent clairement que la présence numérique du Canada se situe loin derrière. Le texte permet de saisir les conséquences de ce retard ainsi que les raisons qui l’explique. La compréhension d’un problème est le premier pas vers la solution et les questions de contrôle versus liberté d’expression serait les bases du débat actuel. L’auteur termine avec une notre positive en mentionnant que le Canada à tout pour réussir en terme de diplomatie numérique. Je terminerai l’analyse par une proposition fondée en m’appuyant sur les propositions de Roland Paris ainsi que d’autres experts  dans le domaines de la diplomatie numérique.

Enjeux

En communication internationale, les enjeux peuvent être économiques, politiques et culturels. Une forte présence sur les médias numériques du corps diplomatiques permet à une nation de se faire connaître sur la toile et de partager l’information de son choix à la communauté qui l’écoute. L’objectif principal des représentants diplomatiques devraient être de devenir des influenceurs numériques afin d’aider le chef d’état dans sa mission de renforcement du “Soft-power” et du “nation branding” du pays en question. Selon Nye, le “Soft Power” est une façon d’influencer le comportement des gens pour en tirer bénéfices. Dans l’objectif de faire passer un message et ainsi, appliquer notre “Soft Power”,  le taux d’engagement que suscitent les publications est une mesure importante. Le Canada se tient à l’écart quand à son activité diplomatique sur les médias sociaux en comparaison aux États-Unis, à l’Angleterre, Israël ainsi que plusieurs pays.  Les initiatives modernes transforment les empires médiatiques locaux en empires globaux et favorisent le partage d’informations sur le plan planétaire[9].  Tel qu’énoncé plus haut, l’amélioration d’une stratégie en terme de diplomatie numérique permet aussi à un pays d’améliorer sa marque de pays. Ce terme de “nation branding” se définit principalement de marque de commerce liée à l’image et la réputation d’un pays selon le publics d’autres pays[10]. Selon Ying Fan: “La marque de pays est un processus par lequel les images d’un pays peuvent être créées ou modifiées, dirigées et évaluées et gérées de manière proactive dans le but d’améliorer la réputation du pays au sein d’une audience cible internationale.”[11] Selon cette définition, la proactivité et la création d’une audience cible internationale est mise de l’avant quand à l’atteinte de l’objectif d’amélioration de l’image de marque d’une pays. La marque d’un pays se divise en quatre catégories: produit, culture, place et politique. Le “product branding” ou “l’export branding” est principalement relié aux enjeux économiques d’un pays. C’est comme les “made in china”. La Chine possède cette réputation mondiale de produire pour peu de frais. Cette réputation est plus facile et plus rapide à transférer que le “cultural branding” car le message est beaucoup plus simple à transmettre et loin d’être aussi complexe que la culture. Dans tous les cas, la complexité liée à la création du “branding”  et du message qui l’accompagne explique l’ampleur reliée à l’enjeux de communication. Selon cette logique, les enjeux politiques et culturels sont plus complexes que les enjeux économiques liés au “place branding” et au “export branding”.  La libre utilisation des outils numériques par tous les diplomates n’est pas encore optimale car les enjeux politiques sont beaucoup trop importants. Pour appuyer cette affirmation, nous n’avons qu’à décrire les conséquences liées au tweet de Chrystia Freeland à l’attention du chef d’état d’Arabie Saoudite pour montrer son désaccord face à l’emprisonnement d’un journaliste. Tel qu’expliqué dans un article récupéré du média Bloomberg[12], le tweet de quelques lignes a créé une tempête diplomatique menaçant la relation entre le Canada et L’Arabie Saoudite. Le chef Saoudien a en effet rappelé tous les étudiants qui étudiaient au Canada  dans son pays et a interrompu les échanges commerciaux. L’histoire créer une problématique mondiale car plusieurs pays et les autres chefs d’états sont impliqués dans cette guerre virtuel entre normes. Malgré tout. le Canada se retrouve bien seul face à cette tempête et décide de laisser le temps passer pour que la poussière retombe d’elle même. Les conséquences économiques et politiques démontre clairement l’enjeux de ce nouvel outils. Ottawa décide de resserrer les procédures de liberté d’expression et de valoriser davantage les discussions en personne plutôt que les tweets. Suite à l’explication de ce cas, le terme “ choc des civilisations” de Samuel Huntington[13] fait tout son sens car en effet, les conflits susceptibles d’être les plus dangereux sont ceux qui seront créer par la mise en commun des normes et des cultures différentes sur ce territoire virtuel. La mondialisation de l’information par les médias numériques n’efface pas l’existence des médias traditionnels qui communiquent de façon indépendante à l’intérieur des pays. Bien que chaotiques et fragmentés, les médias traditionnels continu d’influencer le grand public. [14] La vision protectionniste des médias traditionnels et plus particulièrement de la télévision compte parmis les plus grands enjeux pour la diplomatie numérique. Le journaliste télévisé détient le pouvoir de détruire toute tentative communicationnel provenant d’un autre pays dans un simple discour visant le grand public. En effet, selon dominique Wolton, la télévision est perçue comme un média de masse ayant la capacité fédératrice irremplaçable.[15] Cette influence souvent irrationnelle et inappropriée, comme dans le cas des journaux télévisé américains, est susceptible de détruire des efforts de communications d’un pays face à la population d’un autre. Les enjeux de création de marque, de “soft power”, de choc civilisationnel sur quoi s’ajoute les difficultés liées aux médias traditionnels permettent de comprendre la complexité dans l’arrivée de ce nouveau médias.  

Variables d’analyse

Dans l’explication de la thématique, nous avons compris que le principal objectif d’avoir une forte présence en ligne réside dans le pouvoir de partager l’information au plus grand nombre. Selon un article sur le sujet offert par l’organisation open canada[16], l’analyse doit s’organiser selon la mise en commun des impacts des communications via différents niveaux de gouvernement sur les médias sociaux. Nous étudierons plusieurs variables provenant de twitter, Facebook, youtube et Instagram. La première variable à l’étude vise à calculer l’ampleur d’une communauté en ligne. Elle se calcul grâce au nombre d’abonnées sur Twitter, Instagram et Youtube, de mentions j’aime sur une page Facebook et de membres dans un groupe. Actuellement, le compte Twitter de Donald Trump est au premier rang mondial et compte 56.3 millions d’abonnées alors que Trudeau détient une communauté de 4.41 millions de personnes. Les comptes twitter du vrai Donald Trump, de la maison blanche ainsi que le compte personnel du président figurent tous dans le top 10 des comptes diplomatiques avec le plus grand nombre d’abonnées alors que le Canada n’y figure même pas. L’inde, la Turquie, l’indonésie, le Vatican et la Jordanie figure aussi dans ce classement.  L’importance en nombre de membres à l’intérieur des communautés n’est pas le seul indicateur de l’impact car il ne démontre pas si le représentant diplomatique et la communauté sont actifs et s’engagent dans les communications. Le niveau d’engagements des communautés représente ici le potentiel de création d’un “hub informationnel et idéologique”[17]. Ce taux se calcul par pourcentage de mentions j’aimes et de commentaires sur les publications faites sur une page par rapport aux nombres d’abonnées de cette page.  Le niveau d’engagement à beaucoup d’importance car les réactions des citoyens démontrent le début de l’action sociale. Le fait de calculer le nombre de commentaires, de partages et de j’aimes permet de savoir qui écoute et qui porte réellement attention. La troisième variable à l’étude est l’activité du compte en question car si rien ne se passe sur le média, la communauté est susceptible d’oublier l’influence de cet acteur. L’activité sur les médias sociaux consiste à interagir constamment avec la communauté. Concrètement, il s’agit de partager des publications, de répondre aux messages en direct, de publier constamment, de commenter et de montrer son support face aux communications des autres. Le président Trump est un est rare à interagir de façon personnelle et surtout en temps réel sur les médias sociaux[18].  Le fait qu’il soit très actif à beaucoup aider à agrandir sa communauté ainsi que le taux d’engagement de celle-ci. La dernière variable pour mesurer la présence en ligne associée aux activités diplomatiques correspond au nombre de compte gérer par les ambassades, les ambassadeurs, les diplomates et autres membres du gouvernements. Le chef d’état à lui seul ne peut transmettre les valeurs, la culture et le pouvoir politique de son pays de façon durable et efficace sans l’aide de ses représentant. Suite aux explications précédente,  nous devons prendre en considération la taille de la communauté, l’engagement des gens à l’intérieur de celle-ci, l’activité des comptes et le nombre de compte gérer par les représentants diplomatiques du pays à l’étude.

Mesurer la présence.

Comme je mentionnais plus haut, le nombre d’abonnées sur un médias n’est pas nécessaire pour calculer le poid de l’influence d’un pays. Bien que le président Trudeau figure dans le classement des présidents les plus populaires publié par le magazine Gulf Business[19], cela ne signifie pas que le Canada est un Leader en matière de diplomatie numérique. Les mesures permettant de donner à Trudeau ce titre de ‘leader populaire” se base sur le nombre de personne dans sa communauté virtuelle. Plus précisément, cela correspond au total du nombre de j’aimes sur sa page Facebook et d’abonnés sur Instagram, twitter et Youtube. Bien que constructive, cette variable à elle seule ne peut faire face à tous les enjeux nommés ci-haut. Les variables quand à l’engagement et à l’activité des diplomates seront présentées ci après. Comme le disait Gomart, le potentiel des réseaux sociaux a longtemps été sous-estimé par les différents gouvernements.  Selon l’article rédigé par Roland Paris: The digital Diplomacy Revolution: Why is Canada Lagging being?[20], le Canada serait un bon exemple de cette sous-estimation. Ce texte préparé pour l’institut Canadien des affaires internationales présente d’abord une comparaison entre le Canada et les leaders mondiaux en terme de diplomatie numérique. Bien que les données datent de 2015, les statistiques présentées démontrent clairement que la présence numérique du Canada se situe loin derrière. Il y a trois ans,  il y avait seulement treizes ambassades Canadiennes qui possédaient une page Facebook contre 165 pour nos voisins du sud et 113 pour les Britanniques. Le nombre d’ambassadeurs Canadiens actifs sur les médias numériques étaient de  4 contre 39 pour les ambassadeurs américaines et de 73 pour leurs homologues Britanniques. La présence des diplomates sur Twitter, aussi reconnu sous le nom de “twiplomatie” n’est pas non plus une pratique populaire chez les officiels Canadiens avec seulement 1214 compte actifs. Sur ce plan, la différence alarmante se maintient avec 538 000 “twidiplomates” Américains et 68 000 “twiplomates” Britanniques.

Raisons du retards

Les données fournies dans le rapport fait par Roland Paris permettent de saisir les conséquences de ce retard ainsi que les raisons qui l’expliquent. Les raisons du retard sont principalement causées par le contrôle exagéré mais explicable des informations transmises sur internet. Toutes les démarches d’ouverture de compte et de transmissions de données doivent être préalablement approuvées par Ottawa. En règle général, les diplomates respectent cette demande sans quoi il risque leur poste et leur carrière. D’un autre côté, le besoin d’engager en directe avec l’auditoire devient très complexe car la plupart des communications sont, sans explications, refusées par les autorités. Comme le mentionne Kevin Rudd, l’ancien président Australien, les communications qui vont dans un seul sens sont souvent très platoniques et ne permettent pas au discour directe. Dans son tweet de mai 2013[21], il consent à jeter à la poubelle le manuel offert par le ministère des affaires étrangères (DFAT) pour aider son équipe à se joindre à la libre expression sur les médias sociaux et ainsi, accroître l’engagement de la communauté. Pour favoriser le succès des pratiques diplomatiques en ligne, il est inévitable de faire appel à des pratiques innovantes et d’ouverture. Par exemple, l’initiative du secrétaire d’état américain aussi connu sous le nom de “21st Century Statecraft” fut la principale raison du succès des États-unis en ligne. Cette démarche encourage ainsi les diplomates à se former et à utiliser librement les médias numérique.

Complexité

        La compréhension profonde du problème du retard Canadien ne peut se faire sans la compréhension de la complexité de la situation. Selon Paris, les principales complications résident dans les demandes compliquées faites aux diplomates ainsi que la rigueur et le contrôle subit par les diplomates. Tous les comptes gérés par le Canada doivent être bilingues car notre pays est un pays officiellement bilingue. Nous en sommes bien heureux mais cela ajoute un peu de piquant dans le cheminement vers l’appropriation du numérique.  Prenons l’exemple de l’ambassade du Canada au Portugal. Leurs communications doivent être faites en Français, en Anglais et en Portugais pour ainsi, atteindre le public international et passer le message de la valeur et de la culture Canadienne dans le langage du pays visé. À cette mission singulièrement complexe s’ajoute le besoin de contrôle de l’information. Pour la plupart des ambassades, les communications ou du moins, la stratégie sur le long terme doit être approuvée à l’avance par Ottawa. Alors que les notions d’engagement, de direct et d’activité constante sont requises pour atteindre les objectifs d’influence, il est clair que cette option est impossible à concevoir pour nos chers diplomates pris au piège dans ce micro-management ministériel.

Étude de cas 1: Une journée dans la vie d’un diplomate

        Rien de moins que de prendre place au côté d’un diplomates pour comprendre cette complexité.

Nous sommes dans un grand congrès au Portugal et le Canada a déployé des moyens financiers faramineux pour permettre à invest in Canada, ainsi qu’à 200 entrepreneurs de partout au pays de s’envoler pour le sommet du web et ainsi, promouvoir notre beau pays. Nous avons donc un immense stand offrant de la bière à qui veut bien en consommer afin de faire mousser les relations économiques internationales. Dans ce contexte numérique ou tous sont connectés sur leur téléphone, il serait vigilant que le Canada ne soit pas laissé en plan. Photos de la délégation, sourires et bonheur, photos de poignées de mains entre entrepreneurs internationaux se tenant fièrement au côté de l’ambassadrice du Canada au Portugal et bien plus de contenus démontrant notre charisme contagieux de Canadiens fortunés, accueillant et entrepreneurs. Parfait pour notre “nation branding” non?  Si seulement ce beau contenu avait fait la route vers le web. C’est à croire qu’il a bien été envoyé au Canada par l’action simple d’appuyer sur le bouton envoyer. Nous sommes par contre toujours en attente d’une approbation et d’une publication. Alors le direct, l’engagement et l’activité dans tout ça. Dans cet événement regroupant 70 000 entrepreneurs du monde potentiellement envieux de notre situation économique et près à faire le saut vers notre terre froide mais combien fertile.  Ne sommes nous pas à perdre complètement la main sur notre position politique et économique en même temps.  

Étude de cas 2: Comment le Canada peut Gagner dans le secteur du numérique. Conférence d’Alex Benay.

La conférence d’Alex fait le retour sur la révolution industrielle. 

Pour eux, dans le secteur public, c’est très difficile. Il n’y a pas de réglement. C’est ceux qui défient c’est lois qui vont surpasser les autres pays en terme d’innovation. Devenir un pays Innovant.  

Ceux qui n’ont pas l’argent de faire un MIT, se trouve à faire des cours en ligne. Le modèle industrielle dans lequel il faut un papier, un diplome, est en train de migrer vers un modèle plus ouverts. 

Le modèle économique à completmenet changé. 

 

CONCLUSION

Le manque de formations et de liberté des diplomates rend la création d’une influence numérique presque impossible. Comme nous l’avons vu, les conséquences sont importantes sur notre économie, notre culture et notre pouvoir politique. Peut importe les conclusions des débats au sujet de la réglementation, notre voix s’affaiblit face aux superpuissances du cyberespace, nous serons rapidement pris au piège dans ce territoire global dans lequel l’impact de l’influence numérique reflète le nouvel ADN et ainsi la devise néolibéralisme se maintient: les plus forts écrasent les plus faibles.

BIBLIOGRAPHIE

  1. Paris, Roland, JUNE 2013, The Digital Diplomacy Revolution: Why is Canada Lagging Behind? POLICY PAPER, Prepared for the Canadian Defence & Foreign Affairs Institute, [document PDF], récupéré de http://aix1.uottawa.ca/~rparis/dig_diplomacy.pdf
  1. Gomart, Thomas, « De la diplomatie numérique », Revue des deux mondes, January 2013, pp. 131–141.
  1.  Huntington, Samuel P. The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order. New York :Touchstone, 1997. Récupéré du cours com5065, séance 2, Destiny Tchéhouali
  1. Julien Nocetti, « La diplomatie d’Obama à l’épreuve du Web 2.0 », Politique étrangère, printemps, 2011
  1. Fan Y. (2010), Branding the nation : Towards a better understanding, Journal of Place Branding and Public Diplomacy, 6, 2, 97-103.
  1.  Dominique WOLTON (dir.) (1997), « Sciences et Médias », Hermès, 21 récupéré de https://journals.openedition.org/communication/6602
  1. Fergus Hanson, « Revolution @State : The spread of ediplomacy », Lowy Institute for International Policy, mars 2012.
  1. https://gulfbusiness.com/revealed-popular-world-leaders-social-media/
  2. https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/diplomatie/25729
  3. https://www.navltd.com/fr/insights/a-lere-de-la-diplomatie-numerique-la-communication-des-etats-sur-les-reseaux-sociaux/
  4. https://twiplomacy.com/blog/twiplomacy-study-2018/
  5.  https://www.ifri.org/sites/
  6.  https://twitter.com/MrKRudd/status/330198114927525888

[2] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/diplomatie/25729

[4] Gomart, Thomas, « De la diplomatie numérique », Revue des deux mondes, January 2013, pp. 131–141.

[5] Gomart, page 133

[6] Huntington, Samuel P. The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order. New York :Touchstone, 1997. Récupéré du cours com5065, séance 2, Destiny Tchéhouali .

[7] Gomar, page 135

[8] Paris, Roland, JUNE 2013, The Digital Diplomacy Revolution: Why is Canada Lagging Behind? POLICY PAPER, Prepared for the Canadian Defence & Foreign Affairs Institute, [document PDF], récupéré de http://aix1.uottawa.ca/~rparis/dig_diplomacy.pdf

[9] Hanson, “Baked In and Wired,” p. 21

[10] https://en.wikipedia.org/wiki/Nation_branding

[11] Fan Y. (2010), Branding the nation : Towards a better understanding, Journal of Place Branding and Public Diplomacy, 6, 2, 97-103.

[13] Huntington, Samuel P. The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order. New York :Touchstone, 1997. Récupéré du cours com5065, séance 2, Destiny Tchéhouali .

[14]  (Robinson, 2013)

[15] Dominique WOLTON (dir.) (1997), « Sciences et Médias », Hermès, 21

[17]  Julien Nocetti, « La diplomatie d’Obama à l’épreuve du Web 2.0 », Politique étrangère, printemps, 2011

[18] https://twiplomacy.com/blog/twiplomacy-study-2018/

[19] https://gulfbusiness.com/revealed-popular-world-leaders-social-media/

[20] Paris, Roland, JUNE 2013, The Digital Diplomacy Revolution: Why is Canada Lagging Behind? POLICY PAPER, Prepared for the Canadian Defence & Foreign Affairs Institute, [document PDF], récupéré de http://aix1.uottawa.ca/~rparis/dig_diplomacy.pdf

[21] https://twitter.com/MrKRudd/status/330198114927525888

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